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Matoutou, star des mygales

Parmi les invertébrés de Guyane, la grande star est la mygale. Il en existe un grand nombre d’espèces, dont certaines en danger d’extinction à cause d’une trop forte prédation de l’homme à visée de souvenir touristiques (sous-verres décoratifs). Ces araignées fortement velues vivent la plupart du temps dans des terriers, que l’on peut facilement voir le long des layons en forêt, ou dans les arbres (espèces arboricoles).

Une mygale quasi domestique

La plus célèbres d’entre elles est la Matoutou (Avicularia avicuaria), érigée au rang d’animal quasi-domestique. On la reconnaît à l’extrémité orangée de ses pattes. Elle affectionne le voisinage des maisons et loge fréquemment dans les trous de mur ou dans l’entonnoir des Broméliacées (plantes épiphytes de la famille des ananas). Sur la main, son contact est léger et velouté… Bien que pourvue de crochets, elle n’attaque pas l’homme à moins d’être acculée – au fond d’une chaussure par exemple…

La plus grande araignée du monde

Autre mygale remarquable : la Teraphosa leblondi, c’est tout simplement la plus grosse araignée du monde et elle est endémique de Guyane. Son envergure avoisine les 30 centimètres ! Avec une telle taille, ses proies sont des petits vertébrés (oiseaux, lézards, rongeurs…). Elle les chasse au moyen de soies urticantes qu’elle projette en frottant ses pattes contre son abdomen, puis les achève avec ses crochets venimeux. Elle est capable de bonds prodigieux et sort assez facilement de son terrier si on gratouille les alentours avec une brindille, raison pour laquelle elle est (trop) abondamment prélevée dans la nature, à des fins commerciales préjudiciables à la survie de l’espèce.

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